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2011-08-03

Installation d'un serveur Debian Squeeze - Raid et Partitionnement

Ce premier billet fait partie d'un ensemble traitant de l'installation d'un serveur sous Debian Squeeze. Nous y traiterons de la création des partitions et du fonctionnement en Raid.
Retrouvez le sommaire dans le billet "Installation d'un serveur mutualisé Debian Squeeze sécurisé".

Matériel utilisé

Pour créer notre serveur, nous partons d'une Dedibox Classic dont voici les caractéristiques principales (du moins pour la version du 02 août 2011) :

  • µProcesseur : Intel® Core® 2 Duo T7200 - 2 x 2.0 Ghz 64 bits
  • RAM : 3Go DDR2
  • HDD : 2 x 500 Go SATA2 RAID SOFT
  • Connexion : 100 Mbit/s

Comme vous venez de le lire, la Dedibox Classic permet d'avoir du raid0 ou du raid1. Nous allons donc en profiter.

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Raid 0 ou Raid 1 ?

Le Raid 0 accroît les performances de lectures et d'écritures de votre serveur. Ceci se fait au détriment de la fiabilité du système. En effet, comme les blocs des fichiers sont répartis sur les deux disques, si l'un d'eux tombe en rade (et non en raid), les fichiers ne pourront être récupérés et tout le système sera en panne.

Le Raid 1 accroît la fiabilité du système : les deux disques contiennent à n'importe quel moment exactement la même chose. Ainsi, si l'un des deux tombe en panne, le système désactivera la synchronisation et continuera de fonctionner. L'inconvénient : les temps d'écriture sont un peu plus long puisqu'il faut écrire chaque bloc en double (mais sur deux disques à la fois, donc le temps n'est pas multiplié par deux). La vitesse de lecture est accrue, car le système peut reconstituer les fichiers en parallèle à partir des deux disques.

Pour notre serveur, nous nous orienterons donc sur le choix du Raid1 afin de garantir la fiabilité du système en cas de panne matérielle.

Comment partitionner ?

Quand on installe un Linux à utilisation bureautique, on se demande souvent à quoi ça sert d'avoir 36 partitions différentes. Je risque de me faire des ennemis, mais selon moi : à rien. Deux suffisent : un home séparé, et le reste. (+ la swap évidemment).

S'il s'agit d'une installation d'un serveur Linux, le partitionnement va avoir son importance. Ci-dessous, la liste des points de montage habituels avec leur utilité et s'il est judicieux de leur assigner une partition séparée.

  • /boot : Cette partition contient les fichiers d'amorçage du serveur : ses noyaux. Comme on installe un serveur stable, on ne va pas s'amuser à recompiler le noyau fréquemment. Il ne nous est donc pas utile d'avoir le boot dans une partition séparée.
  • /home : Le home contient les fichiers des utilisateurs. C'est donc le dossier dont la taille varie le plus et le plus rapidement en général. Avoir une partition séparée permet de facilement réinstaller le reste sans devoir écraser le home. De plus, ça évite que quelqu'un remplisse entièrement le disque via son home et plante le serveur qui n'aura plus de place pour écrire ses propres fichiers sur le reste du système.
  • /opt : Ce dossier est censé contenir les applications optionnelles et non packagées. On ne va pas l'utiliser, donc pas de partition dédiée.
  • /tmp : Le dossier tmp stocke les fichiers temporaires (par exemple quand quelqu'un envoie un fichier). Avoir une partition séparée pour ce dossier permet de réduire les attaques DDOS : Si quelqu'un tente de noyer le serveur sous des milliers de fichiers temporaires, seul la partition /tmp sera remplie et le reste du système continuera de fonctionner.
  • /usr : Ce dossier contient les bibliothèques logicielles, binaires etc. de tous les programmes optionnels au bon fonctionnement minimal du serveur. Nous n'ajouterons pas ou peu de logiciels sur le serveur, donc il ne nous est pas utile de le garder en partition séparée.
  • /var : Le dossier /var va contenir entre autre les logs et les bases de données. Dans les deux cas, en cas d'attaque DDOS, ce dossier peut vite se remplir. S'il possède sa partition dédiée, il ne viendra pas prendre la place nécessaire au bon fonctionnement du système et ne fera que remplir sa propre partition.
  • la swap : pas le choix, elle doit être sur une partition séparée car il s'agit d'un système de fichier spécial émulant de la RAM lorsque celle-ci vient à manquer. Perso, je mets 1.5 fois la RAM arrondi à un chiffre plus ou moins rond (base 2 parlant).

Conclusion : Table de partitionnement

Comme notre serveur est principalement destiné à de l'hébergement WEB, et que nous voulons un système stable et fiable, voici la table de partition qui est décidée (elle est identique pour les deux disques) :

. Montage Type Syst. de fichier Raid Taille (Mo)
/ Primaire ext4 Raid 1 2 048
/var Primaire ext4 Raid 1 10 240
NA Primaire swap non 2 560
NA Étendue NA NA 462 089
/home Logique ext4 Raid 1 460 041
/tmp Logique ReiserFS Raid 1 2048

Pourquoi utiliser ReiserFS pour le dossier tmp ? Ce système de fichier offre l'avantage d'être beaucoup plus rapide pour gérer de petits fichiers et/ou de longs arbres. Compte tenu de l'utilisation future de notre serveur (principalement du web "standard"), le dossier tmp va surtout contenir ce type de fichiers. ReiserFS permettra ainsi un gain de performance. L'inconvénient de ReiserFS est sa stabilité lors des coupures à chaud du système. Mais qu'importe : la dedibox ne devrait d'une part que très rarement subir ce genre de désagrément, et de toutes façons, on se fiche de la pérennité des fichiers de /tmp lors d'un reboot puisqu'ils sont effacés ^_^.

Pourquoi ne pas mettre la swap en Raid 1 ? Si un disque lâche, ce n'est pas génant si le serveur a besoin d'être rebooté (encore que, ce n'est pas sûr qu'il en ai besoin). Au reboot, il aura moins de SWAP (celle qui était sur le disque qui est tombé en panne n'est plus disponible), mais continuera de fonctionner. Il sera peut être un peu plus lent s'il doit utiliser la swap puisqu'il en aura moins, mais en théorie, la swap est là pour secourir la RAM saturée, donc ça doit être rare.
En fonctionnement normal (les deux disques fonctionnent), on gagne ainsi en rapidité lorsque la SWAP est utilisée : il y en a sur les deux disques, et surtout, sans le RAID 1 : pas besoin de la dupliquer, donc des temps de lecture / écriture plus rapides.

Installation d'un serveur mutualisé Debian Squeeze

Cet ensemble d'articles vous guidera pas à pas dans l'installation d'un serveur de production Debian Squeeze. Il se décomposera de plusieurs parties, allant du partitionnement des disques aux scripts utiles de création de nouveaux utilisateurs / sites, en passant par l'installation et la configuration des différents logiciels utilisés (serveur web, serveur de mail, MySQL, PostgreSQL, outils de sauvegardes, outils de sécurisation etc.)

Lire le sommaire

Sommaire

  1. Présentation du serveur dédié
  2. Partitionnement des disques
  3. Sécurisation du système de base [TODO]
    1. Configuration des comptes et emails [TODO]
    2. Mise à jour du système [TODO]
    3. Configuration de SSH [TODO]
    4. Suppression des programmes et services inutiles [TODO]
    5. Installation d'apticron [TODO]
    6. Installation fail2ban [TODO]
    7. Installation de tiger [TODO]
    8. Installation de rkhunter [TODO]
    9. Installation d'un firewall [TODO]
    10. Installation de logwatch [TODO]
  4. Installation du LAMP
    1. Installation d'apache mpm itk
    2. Installation de PHP5
    3. Installation de MySQL
  5. Et encore plein de choses, mais là dodo :D

2010-09-02

Jouer sur Debian via PlayOnLinux

Je suis longtemps rester sous windows à cause des jeux. Fort heureusement, à l'heure actuelle, il est possible de jouer également à de très bons jeux natifs sous linux (UFO AI, Urban Terror ou Wormux. Mais parfois, on a aussi envie de jouer aux jeux "windows" qui sont plus nombreux, plus récents et plus chers... Vous allez découvrir dans ce billet comment utiliser PlayOnLinux pour utilisez vos applications Windows et plus particulièrement les jeux.

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Installation

PlayOnLinux est disponible dans les dépots de Debian Squeeze, mais la version n'est pas la plus récente. Nous allons donc ajouter le dépot "playonlinux" sur notre machine et l'installer via aptitude :

cordeld@Black:~$ sudo wget http://deb.playonlinux.com/playonlinux_squeeze.list -O /etc/apt/sources.list.d/playonlinux.list cordeld@Black:~$ sudo aptitude update cordeld@Black:~$ sudo aptitude install playonlinux

Utilisation

PlayOnLinux est très simple d'utilisation. Pour le lancez, vous pouvez passer via le menu, dans le sous-menu "Jeux", ou depuis un shell via "playonlinux".

Lors du premier lancement, playonlinux vous proposera l'installation des polices Micro$oft si vous ne les avez pas déjà.

PlayOnLinux, Installation des Polices Microsoft

En cliquant sur "Installer", une fenêtre s'ouvre vous proposant de parcourir les applications compatibles et téléchargeables. Un filtre très pratique vous permet de trouver rapidement celle qu'on cherche (oblivion pour l'exemple).

PlayOnLinux, Choix de l'application à installer

Vous serez ensuite invité, après une présentation de l'application choisie, à choisir l'emplacement de votre cdrom. Il est possible qu'il ne réponse pas sur /media/cdrom et qu'il vous faille sélectionner "/media/" ou de lui redonner explicitement "/media/cdrom0". S'ensuit alors la confugation du faux environnement environnement windows (version de wine spécifique, direct x etc.), puis l'installation du jeu à proprement parler.

PlayOnLinux, Installation TES4 Oblivion

PlayOnLinux, Fin d'installation TES4 Oblivion

PlayOnLinux, Écran de lande d'Oblivion

Et voilà, rien de bien sorcier, il suffit de faire un peu de clickodrome et suivre les instructions pour pouvoir jouer à un jeu Windows. Bon jeu !

Pour d'autres présentations et aide à l'installation de logiciels sous debian, consultez le billet dédié "Installation et configuration de logiciels sous Squeeze"

2010-08-20

Debian et PS3 via PMS (Playstation Media Server)

PMS est un serveur pour la Playstation 3. Il permet à la console de récupérer les Médias (Images, Musiques et Vidéos) qui se trouvent sur le PC. Plus besoin de passer par des clefs USB ou des CDs !

L'autre gros avantage, c'est si vous avez un disque dur externe : la PS3 ne lit que le FAT32, et en général, les disques durs sont en NTFS pour ne pas être limité au niveau de la taille des fichiers (entre autre). Grâce à PMS, c'est votre Debian qui lit le disque dur, et c'est PMS qui envoie les données à la PS3.

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Installation

Attention, un paquet "pms" existe dans les dépôts, mais il n'a rien à voir avec celui qu'on veut. Il va falloir installer le logiciel différemment.

Commençons par installer les dépendances. PMS repose sur ffmpeg, mplayer et mencoder. Il s'agit d'un logiciel JAVA qui requiert le JAVA de sun (au moment où j'écrit ces lignes). Pour installer toutes ces dépendances :

cordeld@Black:~$ sudo aptitude install mplayer mencoder ffmpeg sun-java6-bin sun-java6-fonts sun-java6-jre sun-java6-plugin

Une fois java installé, n'oubliez pas de dire au système de l'utiliser ^^

cordeld@Black:~$ sudo update-alternatives --config java

Rendez vous sur le site officiel de PMS, et vérifiez que la dernière version est toujours la v1.10.5 (sinon changer le lien dans le code qui suit). Téléchargeons l'archive, décompressons là, et mettons là dans /opt :

cordeld@Black:~$ cd /tmp cordeld@Black:/tmp$ wget http://ps3mediaserver.googlecode.com/files/pms-linux-1.10.5.tgz cordeld@Black:/tmp$ if [ $(sha1sum pms-linux-1.10.5.tgz | awk -F" " '{print $1}') = "9271f03daf04998f51639d830e3e38b3da427c09" ] ; then echo "OK" ; else echo "Fichier corrompu" ; fi cordeld@Black:/tmp$ tar -xvvzf pms-linux-1.10.5.tgz cordeld@Black:/tmp$ sudo mv pms-linux-1.10.5 /opt/PMS cordeld@Black:/tmp$ chmod +x /opt/PMS/PMS.sh

Il ne reste plus qu'à lancer la PS3 puis PMS pour vérifier qu'il fonctionne :

cordeld@Black:/tmp$ /opt/PMS/PMS.sh

Utilisation & Configuration

L'utilisation de PMS est très simple : il suffit de le lancer et il trouvera tout seule la PS3. Dans les sous-menus "Photo", "Musique" et "Vidéo" de la console, vous aurez un nouveau choix : PS3 Media Server [NomDuPC]

La configuration dépend de votre équipement télévisuel, audio, informatique et des vidéos, donc je vous laisse explorer/tester les différentes options ;)

Si vous voulez créer un lanceur, voici l'icône que je me suis faite si ça vous intéresse, ainsi que celle utilisée par PMS

Icone Playstation Media Server large Variante d'icone Playstation Media Server large

Disponible sous les formats suivants : 256, 128, 64, 48 et 32 px

2010-08-15

Pidgin, client de messagerie instantanée Multi-protocoles

pidgin c'est un petit oiseau violet très pratique qui vous permet de réunir en un seul client vos différents comptes de messagerie instantanée (Windows Live, gTalk, Yahoo! Messenger, Facebook etc.)

Il permet le partage de fichiers, les discutions audio, la Visio-conférence, les statuts personnalisés etc. Il propose donc toutes les fonctionnalités de ses concurrents mono-protocole et a même d'autres fonctions bien pratiques comme la création d'alertes événementielles (cf plus bas)

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Installation

Rien de bien compliqué comme d'habitude sous Debian :

cordeld@Black:~$ sudo aptitude install pidgin

Configuration

Configurer plusieurs comptes

Au premier lancement de pidgin, il vous propose de créer un compte. Cliquez sur "Ajouter..." et vous pourrez alors choisir parmi les différents protocoles proposés. Laissez vous guidez, la configuration du compte ne pose pas de difficultés.

Une fois votre premier compte ajouté, pidgin va se connecter avec et vous aurez votre liste de contact affiché. La fenêtre de création de compte est normalement toujours affiché, vous permettant d'ajouter un second compte.

Une fois ce nouveau compte créé, votre liste de contact sera enrichie avec les contacts de votre nouveau compte. Pratique non ?

Présentation

L'inconvénient d'utiliser plusieurs comptes, c'est qu'on a des personnes en double. : merci à Antoine qui m'a fait faire une recherche sur la possibilité de regrouper plusieurs contacts en un seul "metacontact". Pour ce faire : faites simplement glisser l'un des contacts vers le second afin qu'ils soient fusionnés.

Il est pratique de savoir sur quel compte on leur parle, donc pour afficher le protocole utilisé par tel ou tel contact, allez dans "Contacts -> Afficher -> Icônes de protocoles"

Personnellement, j'utilise beaucoup les groupes et j'aime les classer par "ordre d'importance". Pour se faire : "Contacts -> Trier les contacts -> Manuel". Vous pouvez désormais "glisser/déposer" les groupes pour les organiser comme bon vous semble !

Plugins

Voici la liste de plugins que je trouve pratique et que j'utilise :

  • Historique : Affiche quelques lignes de la dernière conversation lorsqu'une nouvelle est lancée
  • Mode Psychique : Ouvre automatiquement la fenêtre de discussion lorsque quelqu'un commence à nous écrire (sans n'avoir encore rien envoyé)
  • Notification de message : Permet de plus facilement voir que quelqu'un a envoyé un nouveau message.
  • Substitution de texte : À la base, c'est un plugin qui permet de corriger automatiquement certaines fautes de frappe que l'on fait régulièrement. Perso, je l'utilise comme plugin pour flemmard : il me permet d'automatiquement remplacer certaines séquences de textes courts par leur équivalent long. Pratique pour les phrases usuelles qui reviennent souvent : "!scv?" => "Salut, comment ça va ?" ou "!cvet?" => "Ça va et toi ?" ou encore "!dodo" => "Je vais me coucher, bonne nuit, bises (k)". C'est super pratique ^^

Les alertes

Je trouve ça très pratique : il est possible de définir des alertes spécifiques quand un contact fait telle ou telle action (se connecte, s'absente, commence à écrire etc.). Vous pouvez dire ) pidgin d'ouvrir une fenêtre de discution, d'afficher un message, d'envoyer un message, de jouer un son, ou encore d'exécuter n'importe quelle commande comme dans un shell.

Pour d'autres présentations et aide à l'installation de logiciels sous debian, consultez le billet dédié "Installation et configuration de logiciels sous Squeeze"

2010-08-14

vim, éditeur de texte en mode console

vim est un éditeur de texte en mode console aussi puissant que léger. Il est modulaire et configurable aux petits oignons MAIS il demande un gros effort d'apprentissage pour une utilisation avancée.

vi est installé par défaut sur Debian. vim en est une version améliorée : plus complète et facile à utiliser.

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Installation

Pour installer vim et l'utiliser en tant qu'éditeur console par défaut :

cordeld@Black:~$ sudo aptitude install vim-nox cordeld@Black:~$ sudo update-alternatives --set editor /usr/bin/vim.nox

Configuration

Nous allons configurer vim de manière générale (pour tous les utilisateurs) afin de le rendre plus pratique à utiliser (vous pouvez le faire uniquement pour vous via le fichier ~/.vimrc) :

cordeld@Black:~$ sudo vi /etc/vim/vimrc

une fois le fichier ouvert avec vi, nous allons activer manuellement la coloration syntaxique via la commande :

:syntax on

Maintenant que le fichier met en évidence les commentaires et les commandes, décommentez la ligne 20 ("syntax on") afin que la coloration syntaxique soit toujours activée par défaut.

Décommentez également les lignes suivantes afin que vim vous repositionne à la ligne où vous étiez dans le fichier précédemment fermé :

if has("autocmd") au BufReadPost * if line("'\"") > 1 && line("'\"") <= line("$") | exe "normal! g'\"" | endif endif

Décommentez les lignes suivantes pour que la recherche et la visualisation dans le fichier soit plus aisée :

set showmatch " Show matching brackets. set ignorecase " Do case insensitive matching set smartcase " Do smart case matching set incsearch " Incremental search

Ajoutez également les lignes suivantes :

#Afficher les numéros de lignes :set nu

Il ne reste plus qu'à sauvegarder le fichier et quitter via la commande :

:wq

Vous voilà avec une configuration de base pour utiliser vim. Il y a une multitude d'autres options possiblement configurables, mais les autres dépendent vraiment des goûts et des couleurs de chacun.

Quelques commandes indispensables

Vous pouvez faire le tutoriel vim en tapant dans un shell "vimtutor". Il vous familiarisera avec l'éditeur assez rapidement. Sinon voici une petite liste des commandes les plus utilisées :

  • Passer en mode édition : "i"
  • Passer en mode commande : "Echap"
  • Annuler : "u"
  • Désannuler : "CTRL + r"
  • Entrer une commande : ":"
  • Quitter : ":q"
  • Sauvegarder : ":w"
  • Changer le type de fichier (pour la coloration syntaxique) : ":set filetype=" (ex : ":set filetype=xml")
  • supprimer une ligne : "d" lorsque vous êtes sur la ligne
  • effectuer une recherche : "/"
  • passer à l'occurrence suivante de la recherche : "n"
  • rechercher / remplacer dans la ligne courante la première occurrence trouvée : ":s/<motif>/<remplacement>"
  • rechercher / remplacer dans la ligne courante toutes les occurrences trouvées : ":s/<motif>/<remplacement>/g"
  • rechercher / remplacer dans tout le fichier toutes les occurrences trouvées : ":%s/<motif>/<remplacement>/g"
  • rechercher / remplacer dans tout le fichier toutes les occurrences trouvées avec confirmation pour chacune d'elles : ":%s/<motif>/<remplacement>/gc"

Voici le minimum vital pour pouvoir éditer les fichiers de configuration avec vim. Si vous avez le courage, vous pouvez aller plus loin grâce à différents sites proposant des listes de commandes vim comme :

Bon courage !

Pour d'autres présentations et aide à l'installation de logiciels sous debian, consultez le billet dédié "Installation et configuration de logiciels sous Squeeze"

2010-08-12

Installation et configuration de logiciels sous Squeeze

Vous avez une nouvelle Debian Squeeze toute neuve mais aussi toute vide. Enfin non, il y a déjà tout le nécessaire en fait (messagerie instantanée, client mail, navigateurs, éditeurs de texte avec coloration syntaxique, suite open office, logiciel de gravure de cd, lecteur vidéo et audio etc. Oui mais...

Oui mais on aime bien avoir d'autres logiciels par habitude (souvent) ou parce qu'ils sont mieux et/ou offrent plus de possibilités (régulièrement) ou parce qu'ils sont plus jolis (rarement, mais ça arrive, avouez le)

Je listerai petit à petit toutes les applications que j'installe en plus de la Debian Squeeze d'origine. Chaque application aura droit à un billet détaillant son installation, sa configuration et son équivalent déjà installé s'il existe. Comme ça demande un peu de temps, cette liste sera enrichie au fur et à mesure.

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2010-08-11

Installation d'une Debian Squeeze

Debian est une distribution GNU Linux très robuste, qui a fait ses preuves (cf sa longévité et ses dérivés) et qui est plutôt simple d'utilisation. Beaucoup de nouveaux Linuxiens utilisent Ubuntu, qui est une Debian modifiée pour la rendre plus "user-friendly", mais je vous assure qu'utiliser Debian est tout aussi simple. Alors si vous êtes prêt à passer le pas, suivez le guide pour une jolie Debian en version squeeze :

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Cas 1 : Vous êtes actuellement sous Debian Lenny

Vous allez devoir mettre à jour votre version vers Squeeze. La méthode "simple" (édition du fichier sources.list + dist-upgrade) peut fonctionner. C'est ainsi que j'ai mis à jour mon PC portable (aka Grey). Mais ce n'est pas toujours le cas, car mon PC fixe (aka Black) a méchament planté car il ne mettait pas à jour le noyau avant udev. Udev n'était donc pas mis à jour mais il était requis par plein d'autres paquets. Donc erreurs en cascade...

Pour éviter ces problèmes, il vaut mieux forcer la mise à jour du noyau :

cordeld@Black:~$ sudo su [sudo] password for cordeld: Black:/home/cordeld# aptitude remove linux-image-2.6-686 Black:/home/cordeld# echo -e "\n\n#Testing\ndeb http://security.debian.org/ testing/updates main contrib non-free\ndeb http://ftp.fr.debian.org/debian/ testing main non-free contrib" >> /etc/apt/sources.list Black:/home/cordeld# aptitude update Black:/home/cordeld# aptitude install linux-image-2.6-686 Black:/home/cordeld# reboot

Votre ordinateur devrait redémarer en utilisant le nouveau noyau, donc udev sera content et devrait pouvoir être mis à jour :

cordeld@Black:~$ sudo aptitude full-upgrade

Si vous avez un livre à lire, c'est le moment d'aller le chercher car il va y avoir près de 1 Go de données qui vont être téléchargées et installées. Ne partez pas trop loin car il vous aurez des choix à faire (laissze tout par défaut). A tout à l'heure ;)

Voilà, c'est fait, votre système est à jour mais requiert un reboot (sudo reboot). Pour être sûr que vous êtes bien sous la version Squeeze :

cordeld@Black:~$ cat /etc/debian_version && uname -r squeeze/sid 2.6.32-5-686

Cas 2 : Vous réinstallez un PC

Dans ce cas, autant l'installer directement en version Squeeze via les "weekly builds". Récupérez une image CD de la version testing : http://cdimage.debian.org/cdimage/weekly-builds/

Gravez l'image, insérez le CD dans le lecteur et bootez dessus : c'est parti pour une nouvelle installation de Debian. (je ne pense pas qu'il soit nécessaire de détailler l'installation vu qu'elle est ultra-simple).

Si après l'installation vous avez un écran noir, c'est que les pilotes graphiques ne sont pas installés. Faites "CTRL + ALT + F1" pour basculer vers un shell dans lequel vous pourrez faire les manipulation suivante (si vous avez une carte nvidia) :

cordeld@Black:~$ sudo su [sudo] password for cordeld: root@Black:/home/cordeld# aptitude install nvidia-glx nvidia-settings nvidia-xconfig

Sous Squeeze, il n'y a plus de Xorg.conf par défaut. On va donc récupérer celui généré par nvidia-xconfig. Mais avant, on se met dans un shell sans interface grahique pour pouvoir couper gdm et faire ça proprement.

root@Black:/home/cordeld# service gdm3 stop root@Black:/home/cordeld# nvidia-xconfig root@Black:/home/cordeld# mv /etc/X11/XF86Config /etc/X11/xorg.conf root@Black:/home/cordeld# service gdm3 start

Si vous avez deux écrans, vous pouvez désormais les configurer avec nvidia-settings. S'il ne détecte qu'un écran, éditer le fichier xorg.conf, et dupliquez la section "Monitor". Incrémentez juste l'identifiant de ce second écran ("Monitor0" => "Monitor1") et cette fois vous devriez avoir les deux écrans de dispo dans nvidia-settings.

Super, mais j'ai un soucis, comment je fais ?

La communauté Debian est assez importante, donc vous devriez pouvoir trouver une solution à votre problème via google en tapant "Debian" suivit d'un copié collé du message d'erreur à l'origine de votre mécontentement. Si vous ne trouvez pas de réponse, vous pouvez essayer avec "Ubuntu" à la place de Debian car cette communauté dispose d'encore plus de forums d'aide. Et oui, rappelez vous : Ubuntu est une Debian un peu plus maquillée, donc en général la solution que vous trouverez pour Ubuntu sera la même pour Debian. Vous n'avez toujours pas trouvé ? Et bien il ne vous reste plus qu'à poser la question sur un forum approprié, mais je doute quand même que vous ayez suffisamment cherché ;)